Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 15:56




Dans les articles et pages qui suivent, j'édite un livre que j'ai écrit : Le Pèlerin de Brigantium.

En faisant le Camino de Santiago en 2006, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup d'inexactitudes dans le

livre de Paulo Coelho : Le Journal d'un Mage. Plus connu sous le titre : Le Pèlerin de Compostelle.

J'ai relu ce livre et j'en ai fait une critique.

Ce livre n'est pas parachevé, ne vous étonnez pas des imperfections, des remarques de travail et autres défauts.

Non seulement il n'est pas parachevé, mais certains chapitres sont inachevés pour des raisons diverses.

Néanmoins, l'essentiel de la critique est terminé.

Il se peut que des chapitres aient été mal copiés et soient incomplet.

Cette critique c'est vite transformée en une critique de la franc-maçonnerie et en particulier de l'Opus Dei.

Jusqu'alors, je voyait la franc-maçonerie comme un folklore du type des associations de buveurs de vin ou de

 bière.

La franc-maçonnerie est une menace pour nos libertés et ils ont sans doute déjà gagné la partie.

La franc-maçonnerie est un crime contre l'humanité !

La plus part des livres contre l'Opus Dei sont commandité par l'Opus Dei. A première vue le "Code Da Vinci" aussi.

Les autres sectes franches-maçonnes procèdent de la même façon.

Les sites internet anti-francs-maçoniques doivent être consultés avec un oeil critique.

Les premiers châpitres sont plutôt destinés au pèlerins, mais les suivants deviennent plus clairement une critique de l'Opus Dei ( templiers) et de la franc-maçonnerie en général.



Brigantium est le nom latin de Santiago de Compostelle du moins suivant le dictionnaire que j'ai consulté.
Sur Internet vous trouverez d'autres affirmations.
Je me base sur : Nuevo Diccionario Latino-Español etimologico de D. Raimundo de Miguel.
11· Edicion Madrid 1897.
Sacur de Jubera, Hermanos.
10 Calle Campomanes.
Brigantium est le nom latin de York et Compostelle. Evidement ce mot fait penser à autre chose...

Bonne lecture.

Vous pouvez également visiter mes autres blog :   ( quelques problèmes avec les adresses ! )

 

 

 

 

 

http://neeandertaal.bloguez.com/        (pour les Belges)      !!! neeandertaal et non neandertal 

 

http://politifou.overblog.com

 

 

http://faf.bloguez.com   ( feuille à feuille, contient deux poèmes )



Pour me contacter, utilisez  l'e-mail : le_pelerin_de_brigatium    yahoo.fr       ( ajoutez l'aroba ).

Séquence moque-robot.
Il est strictement interdit d'utiliser les adresses bidon qui suivent !

fanculo@berlucecon.it
mes.pieds.au.o@yahoourt.fr
allez.vous.faire@non.peut.etre.be

Fin de séquence


Philippe Odaert
Le 24 février 2009, Girona.

 

 

26 février 2012, je vais corriger les erreurs et omissions.

 

Il semble que la milice de Paulo Coelho ait plié bagage. Elle serait remplacée par des petits soldats de l'Opus Dei.

 

Un système beaucoup plus léger, moins cher et moins visible.

 

J'ignore les raisons qui ont motivez ce changement, mais je m'autorise à rêver... Enfin un petit peu.

 

Bonne lecture,

 

Philippe.

Par Odaert - Publié dans : Présentation
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 16:17
 


Le pèlerin de Brigantium

 

 

( Critique d'un mage )



Exergue : citation de Jacques Brel.


Tu serais Virginie, je serais Popol, on aurait l'air de deux imbéciles.



Préface


Il s'agit bien de la critique du livre de Paulo Coelho : “Journal d'un mage ”.

Traduction du titre original “ O Diario de um Mago”. “Le Pèlerin de Compostelle” est un titre secondaire destiné aux Européens, aux non-Brésiliens. Enfin aux non-portugophones ou lusophones qui me paraît plus digeste..

Il ne s'agit pas d'une critique du style littéraire de Paulo Coelho ou de son engagement religieux personnel, mais d'une critique de fond, indépendante de la personnalité de Paulo Coelho, du personnage. C'est du moins le but que je m'étais assigné.


Le livre de Paulo Coelho est une nouvelle, une fiction. Une fiction religieuse de prime abord.

Elle se déroule au long du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, commencé à Saint-Jean-Pied-de-Port : le chemin de Navara qui devient la voie française à Obanos où il est rejoint par le chemin aragonais. Cette aventure se passe en 1986. Le chemin de Compostelle renaît à peine de ses cendres, il y a très peu de pèlerins et quoi qu'en dise Paulo Coelho, le chemin ne suit pas exactement l'ancien chemin, il varie, change au cours du temps et des contraintes de l'histoire comme il a sans doute toujours changé. Et depuis 1986 il a encore changé. Ce qui complique la reconstitution de l'itinéraire et la rend plus improbable.


Paulo Coelho a bien fait le pèlerinage en 1986, mais avec sa compagne, sa future femme qui peut-être bien aime le Petrus. Je doute que Paulo Coelho se soit abaissé à utiliser le truc éculé du grand aventurier livresque Bob Morane : appeler son faire-valoir, son tâcheron Bill Ballentines ( Ballantines est une marque de whisky) pour toucher quelques oboles publicitaires.

Sa compagne est-elle sont guide ou son guide est-il purement imaginaire ou bien encore s'agit-il d'un subtil mélange ?


En plus de sa compagne enfin de Petrus, il y a Carlos Castaneda et Don Juan Matus qui semblent jouer un rôle considérable. Petrus quelques fois prend la voix de Don Juan et Paulo Coelho se prend pour Castaneda. Carlos Castaneda est un anthropologue qui a étudié l'usage des drogues et de la sorcellerie chez les Indiens Yaqui ( nord-ouest du Mexique ) grâce à un indien : Don Juan Matus ( nom d'emprunt selon l'auteur ). Le traducteur du livre écrit “Castañeda”, je conserve l'orthographe Castaneda, la volonté de Carlos Castaneda.


Carlos Castaneda a écrit plusieurs livres sur le sujet. Le premier étant son doctorat.

Ensuite, il s'est lancé dans l'exploitation commerciale de son acquis.

Il a eu une grande influence sur les jeunes de l'époque et encore de nos jours et sur certains mouvements sectaires comme New Era, New Age et les cercles ésotériques.




Aujourd'hui, en fait depuis sa mort (1998), ses livres sont très controversés. Certains prétendent qu'il a tout inventé.

En 1986, il n'en était rien. Nous ne nous occuperons donc pas de cette controverse.


Enfin, il y a aussi le Christ et saint Paul souvent cités, pris à témoin.


Toute fiction est basée sur des réalités. Des réalités sorties de leur contexte, mais dans l'œuvre de Paulo Coelho certaines réalités bien tangibles sont dans leur contexte déguisées en fiction.


Paulo Coelho mélange réalités, fictions, diableries, exercices spéciaux, histoire des templiers, aventures et leçons de religion et de morale. La question qui se pose, est de savoir quel est la raison d'être du livre, quel est son but. L'auteur et le héros principal portent le même nom. Où commence la fiction ? Dès le titre du livre ? Après l'exergue de l'auteur ? Ou après la préface ?


Le premier texte est une citation. La citation de l'évangile selon saint Luc, la seule citation des évangiles référencée : Luc, 22, 38. Citation pleine d'humour de contexte, de situation, mais elle donne le ton des citations bibliques : fantaisistes.


Après la citation et le plan, il y a un exergue signé : “l'auteur ”.

Une dédicace où il introduit l'idée d'un parallèle entre les livres de Castaneda et son aventure de pèlerin et cette idée que L'Extraordinaire réside dans le Camino des personnes communes. Cette opposition entre extraordinaire et commun revient tout au long du livre comme un refrain lancinant.

Le héros fait le chemin extraordinaire, Paulo Coelho fait le chemin commun, tant bien que mal.

Paulo Coelho à travers son héros semble manipuler les gens. Du fait que l'auteur et le héros sont la même personne, on ne peut pas savoir si ce que pense le héros est partagé par l'auteur ou fait simplement partie du rôle du héros qui suit son scénario.

Paul Coelho est l'auteur et le héros imaginaire. On peut se demander qui écrit la préface, où commence la fiction.


Paulo Coelho ferait bien partie d'une association catholique appelée R.A.M.. Il l'affirme dans la préface et sur son site ( www.paulocoelho.com ). Association de l'Église catholique !

Doit-on le croire ? Le site internet ne continue-t'il pas la fiction livresque ?


La lecture du livre étant entraînante, on a tendance à passer sur les détails un peu bizarres, les incohérences, on hésite a revenir en arrière pour vérifier si ce qu'on a lu est bien ce qu'on a retenu.

J'ai lu ce livre un peu par hasard avec d'autres livres sur le Chemin de Compostelle. J'ai surmonté

ma répulsion pour les histoires de diables et autres calembredaines, mais aussi pour son côté religieux loin d'être catholique. Ce n'était qu'une fiction, tout compte fait et fort agréable à lire.


Après avoir fait le pèlerinage, j'ai relu le livre et découvert de nombreuses inexactitudes et des exactitudes inattendues. Suite à cette relecture, j'ai décidé de faire une analyse minutieuse de l'ouvrage.


J'ai tenté de démêler le faux du vrai et la réalité de la fiction. J'ai en partie gardé le déroulement de mes découvertes. Ce qui entraîne des répétitions, des contradictions. La dernière information est toujours l'information valide du moment.


En commençant cette analyse, je n'avais pas pensé que je m'aventurais dans des domaines auxquels je ne connais rien, ne connaissais rien ou si peu. Les diableries, les templiers, les néo-templiers, la




Sorcellerie et bien d'autres domaines. Je dois bien aussi avouer qu'il y avait un moment que je n'avais plus lu les évangiles de façon systématique. J'ai pris double portion pour le moins, plus saint Paul et les évangiles apocryphes, les évangiles que l'Église ne reconnaît pas opposées aux quatre évangiles canoniques, apocryphes, mais canoniques.


Étant en Espagne, j'ai relu ce livre dans sa deuxième édition espagnole.

Dans cette deuxième édition espagnole, Paulo Coelho emploie beaucoup les majuscules, beaucoup moins dans l'édition française. Je ne me suis pas senti lié par cette mode, je suivrai les règles de la langue française. Cependant dans certains cas je respecterai les majuscules.

Par exemple : quand Paul Coelho parle du Bon Combat, je respecterai cette orthographe.

Il est évident que quand il parle de Tradition, il faut respecter la majuscule, c'est un nom propre et pour le différencier du mot tradition. Par contre pour les templiers, il n'emploie pas le terme de néo-templier. Je ne mets pas de majuscules à templier et j'utilise aussi bien le terme templier que néo-templier, le contexte est alors toujours suffisamment clair pour éviter les méprises entre les templiers historiques et les néo-templiers. À moins de dormir profondément.


Beaucoup de pèlerins font leur pèlerinage le livre en main. Ils sont déconcertés, par la confrontation avec la réalité, étonnés, déçus, troublés. Ils posent des questions, croyant avoir mal vu ou mal compris. Beaucoup de ces questions, de ces interpellations me sont revenues au cours de ma relecture du livre.



Dans un autre registre, pour suivre une directive européenne qui ne manque pas de bon sens, je vais utiliser les noms espagnols des localités espagnoles. Il serait assez ridicule d'écrire « Santo-Juan-Pez-de-Puerto «  ou « Heilige-Jan-voot-van-poort » pour Saint-Jean-Pied-de-Port. Je vous épargnerai donc les Pampelune, Roncevaux, Saint Dominique de la Chaussée, Quatre-Souris etc ...

Cette directive est peu suivie, je vous l'accorde. Mais étant belge, je suis lassé par la guerre des

poteaux indicateurs qui se suivent et se ressemblent peu : Mons-Bergen, Antwerpen-Anvers, Namur-Namen. Il y a toujours des gens qui ont trop l'argent des autres et trop d'énergie à dépenser aux dépens des autres pour satisfaire leur haine, leurs rages.

Néanmoins, je vous ai fait grâce des noms de pays et région en espagnol.


Dans les remarques que je fais sur les institutions, il faut tenir compte du fait que je suis belge et que les institutions que je connais le mieux sont les institutions belges. D'autre part suite à sa longue lutte fratricide et d'autres situations très particulières, la Belgique a une longueur d'avance dans la déliquescence de ses mœurs politiques et de ses institutions démocratiques. La démocratie belge n'est vraiment plus qu'une façade, un guignol tragique, une particratie ( oligarchie ). On se demande toujours quand le couperet va tomber, celui-ci étant installé depuis longtemps.


La bibliographie est commentée. Pour la simple raison que lorsqu'on cherche des livres on trouve, nombre de livres sur chaque sujet abordé dans la critique, mais la difficulté est de savoir qui est exactement la personne qui l'a écrit. J'ai cherché les ouvrages des auteurs qui me semblaient les plus objectifs et, ou intéressant. Je donne donc mon avis sur ce point. Il me semble en effet important de savoir si la personne qui a écrit un livre par exemple sur les néo-templiers est pour ou contre le mouvement des néo-templiers ( indifférent serait étonnant ). Si cette personne fait partie ou non de la secte ou d'une secte du type qu'il décrit.


Pour les références au livre Le Journal d'un Mage, je me base sur la deuxième édition espagnole (VE) et la première et seule édition française (VF). Ces deux éditions sont à la hauteur de la 37º édition brésilienne!

Il y a de subtiles différences entre le texte espagnol et le texte français. J'aborde ce sujet dans le chapitre XXIX comparaison entre le texte espagnol et français.


Paul Coelho a un site et un blog ( www.paulocoelhoblog.com ) sur lesquels vous pouvez grappiller quelques informations.


Pour ceux qui n'ont pas lu le livre ou qui ont lu le livre, mais n'ont pas eu d'autres informations que celles du livre, je donne ci-dessous des informations minimales pour bien comprendre ma critique ou simplement pour vous donner une idée du cadre du chemin.


Le crédential : Il y a deux crédentials, celui que l'on obtient à l'Église et celui que l'on obtient dans des organisations laïques. Si on désire la Compostellae, il faut indiquer sur le crédential qu'on fait le pèlerinage pour un motif religieux et avoir un cachet par jour, mais le chemin est ouvert à tous même à l'antéchrist et le crédential n'est pas une obligation. On peut vous confisquer le crédential.


L'albergue : pour loger dans un albergue il faut un crédential. Il y a trois types d'albergue : les albergues du réseau officiel, les albergues libres qui se divisent en albergue bénévoles et entreprises capitalistes. Récemment un prix minimum de trois euros a été imposé. Les chambres qui sont souvent une salle sont généralement mixtes, mais pas les sanitaires. Des pèlerins qui ont les moyens vont à l'hôtel. Normalement on ne peut rester qu'une nuit à albergue sauf situation exceptionnelle.


Le menu du pèlerin : Une invention commerciale, les prix de ce type de menu que l'on trouve tout au long du chemin sont plutôt élevés par rapport aux prix espagnols.


Le pèlerin : Du tout-venant, plutôt discret sur sa motivation. Tout budget, du minuscule budget qui permet à peine de survivre au budget illimité. Le pèlerin commence son chemin où il veut et le termine ou il veut. Si on veut la Compostella il faut au minimum faire cent cinquante kilomètres à pieds. C.-à-d. avoir un cachet de l'albergue du Cebreiro ( ou d'un autre albergue à plus de cent cinquante kilomètres de Santiago ) et aller jusqu'à Santiago.


Beaucoup sont déçus par Santiago qui est une ville touristique remplie de vrais touristes et de faux pèlerins. Pour l'intimité entre pèlerins et exprimer son émotion, il faut aller jusqu'à Fisterra.


Les Amis du Chemin de Saint-Jacques estiment la distance de Saint-Jean-Pied-de-Port par Saint-Michel, à Santiago à 764 kilomètres ( Paulo Coelho à 700 KM ). Ces mesures sont approximatives. J'ai vu un pèlerin qui avait un instrument pour faire une mesure exacte, mais je n'ai jamais entendu parler des résultats. Pour faire le trajet en un mois, il faut respecter une moyenne de vingt-six kilomètres par jour.




Par Odaert - Publié dans : Le Pèlerin de Brigantium
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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 16:26
 

@Introduction


 

Paulo Coelho, né en 1947, a trente-neuf ans, quand il commence son pèlerinage de Compostelle, mais Paulo Coelho ne fait pas le pèlerinage, il cherche une épée, un grade ou des grades dans son association. Ces grades sont maître, chevalier et mage. Dans la fiction pour arriver à son but, il doit suivre un guide qui est plutôt un maître : Petrus qui a dix ans de plus. Une personne qu'il rencontre pour la première fois, ils ne parlent même pas la même langue et se rabattent sans doute sur l'espagnol pour leurs échanges d'idées.

Dans la réalité, il est accompagné par une amie d'origine italienne qui deviendra sa femme. Apparemment elle fait également partie de l'association. Petrusa, par facilité, normalement ne peut pas être le guide. Les groupes de deux que forment guides et guidés, maîtres et novices sont toujours de même sexe et le plus souvent de même langue.

Petrus, sorti tout droit d'une bouteille de vin, nous confirme qu'ils doivent être de même sexe.

Cependant, il y a bien des femmes qui font le pèlerinage extraordinaire, mais entre femmes.


La progression des deux héros le long du chemin n'est pas toujours évidente à retracer.

Aussi je commence par tenter d'éclaircir ce point en faisant le calendrier de leur progression.

Au plus, ils marchent, au moins ils avancent. D'autres fois leurs étapes sont les étapes classiques.

Beaucoup d'étapes sont passées sous silence ( “trois jours plus tard... ”).


Les raisons privées qui ont poussé Paulo Coelho et sa compagne à faire le pèlerinage nous sont inconnues. Les raisons du héros sont très simples. Il est sanctionné, puni et doit faire le pèlerinage pour se corriger et retrouver son épée, son titre, son triple titre de chevalier, mage et maître.


La motivation du héros n'a rien avoir avec le chemin de Compostelle ce qui est le cas de beaucoup de pèlerins


Ce fait se trouve, en toutes lettres dans le livre qu'avez-vous fait de cette information que vous avez fatalement lue ? Pour ma part, c'est en lisant Manuel Guerra et relisant pour la centième fois Le Pèlerin de Compostelle que j'ai vraiment vu, consciemment lu cette petite phrase et compris la portée de cette phrase.


Il est préférable d'avoir lu le livre et de l'avoir à portée de main. Cependant, si vous n'avez pas lu le livre, je ne vous recommande pas sa lecture, bien au contraire. Vous comprendrez en lisant, mais vous pouvez le consulter, il est souvent cité. N'oubliez pas : les conseilleurs ne sont pas les payeurs d'autant plus si on ne les écoute pas.


Il y a un autre moyen de s'en sortir, agrafer les pages suivantes :

les quatre premières feuilles du chapitre « Le Créateur et la créature »;

de la onzième page à la dix-septième page du chapitre « La Tradition »;

de la septième page jusqu'à la fin du chapitre « Le Cebrero ( O Cebreiro ) ».

Sans les lire, évidemment !






Par Odaert - Publié dans : Le Pèlerin de Brigantium
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 10:11
 

Table des Matières


Préface

 

Introduction


Chapitre I Reconstitution de l'itinéraire et du calendrier du pèlerinage de Paulo Coelho.


Chapitre II Les pratiques de R.A.M.


Chapitre III Les vices.


Chapitre IV Agapè


Chapitre V Le Bon Combat


Chapitre VI Le Christ


Chapitre VII Deux saints


Chapitre VIII Une saga


Chapitre IX Clins d'yeux à Castaneda.


Chapitre X Les quiproquos Petrus, Petrusa


Chapitre XI Les Gitans


Chapitre XII Les diableries


Chapitre XIII La sorcellerie


Chapitre XIV L'ambiguïté


Chapitre XV Le prologue


Chapitre XVI L'itinéraire, erreurs, imprécisions et signes.


Chapitre XVII Les paires.


Chapitre XVIII L'épée


Chapitre XIX Les templiers


Chapitre XX La Kabbale


Chapitre XXI Les cathares


Chapitre XXII Les couleurs


Chapitre XXIII La chute de l'ange


Chapitre XXIV Le pouvoir


Chapitre XXV À quoi sert le livre


Chapitre XXVI Les Artifices


Chapitre XXVII Le sorcier et le bon sauvage


Chapitre XXVIII L'explosion des données et des significations


Chapitre XXIX Comparaisons entre le texte espagnol et français


Chapitre XXX Citations orphelines


Chapitre XXXI Opus Dei non Dei Opus


Chapitre XXXII Que retire-t'on de cette lecture ?


Chapitre XXXIII La Religion


Chapitre XXXIV Les Sectes


Chapitre XXXV Excommunication


Chapitre XXXVI La Démocratie


Chapitre XXXVII L'hypothèse Monroe


Chapitre XXXVIII Commissaire européen


Chapitre XXXIX ONU et institutions internationales


Chapitre XXXX Les Génocides en Afrique noire


Chapitre XXXXI La reconstitution de l'empire turc.


Chapitre XXXXII Cap'tain Titanic


Chapitre XXXXIII Orange Mecanic


Chapitre XXXXIV Le quatrième pèlerinnage


Chapitre XXXXV Ipanema


Chapitre XXXXVI Les Pèlerins disparus


Épilogue


Bibliographie


Par Odaert - Publié dans : Le Pèlerin de Brigantium
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 10:12
 


 


@Chapitre I


Reconstitution de l'itinéraire et du calendrier du pèlerinage de Paulo Coelho.


Il est important de refaire le calendrier du journal d'un mage pour trouver les erreurs et incohérences

dans l'itinéraire. Paulo Coelho a manifestement repris le journal de son propre pèlerinage pour

faire la trame de son livre, c'est ce journal-là que je tente de reconstituer.


La fiction repose sur une réalité toute prosaïque. Le pèlerinage qu'il a fait avec sa future femme.

Le pèlerinage des personnes communes. Mais la nouvelle est une fiction. Dans une fiction calquée sur des réalités on peut mettre des éléments réels en tant que réels, mais aussi déguiser des éléments réels en fiction.


Dans la fiction, le pèlerinage se passe en août. Paulo Coelho arrive à l'aéroport de Madrid et met deux jours pour se rendre à Saint-Jean-Pied-de-Port. Il n'y avait pas d'autoroute à l'époque ou si peu. Il y arrive un dimanche. Le premier dimanche du mois d'août 1986 est le trois.

Paulo Coelho est en León ( province de ) avant son anniversaire ( 24 août ). Le trois devient le seul choix possible et encore ! Les sept jours de crapahutage dans les Pyrénées ne rentrent pas dans le calendrier. Ce ne sont pas les seuls jours que l'on peut enlever sans rien enlever à l'itinéraire. Ils sont remplacés arbitrairement par deux jours, suivant l'itinéraire alternatif le long de la départementale D933-N135.

Entre Roncevalles et Pampelona, on ne sait pas très bien ce qu'il fait, mais il devrait mettre au moins deux jours et s'il est passé par Amocain, éventuellement un troisième. Le chemin ne passe plus par Amocain, ou n'est jamais passé par Amocain et j'ignore si c'était un raccourci ou un détour.


Je fais d'abord une simple liste, les commentaires suivront.


3/08 Saint-Jean-Pied-de-Port -> Valcarlos => supposition

4/08 Valcarlos -> Roncevalles => supposition

5/08 Roncevalles -> ? Nous avions cheminé durant cinq jours

6/08 -> ? nous arrêtant uniquement pour manger

7/08 -> ? Et dormir.

8/08 -> ?

9/08 ? -> Amocain

10/08 Amocain -> Cizur-Menor ?

11/08 Cizur-Menor ? -> Obanos => Puente la Reina

? Obanos -> Puente la Reina / Gare

12/08 Puente la Reina -> Estella Lizarra

13/08 Estella Lizarra -> Los Arcos

14/08 Los Arcos -> Logroño Ils mettent cinq jours ?!

15/08 Logroño -> Najera

16/08 Najera -> Santo Domingo de la Calzada

?????? Belorado ? San Juan de Ortega ? ???? Burgos ????

17/08 Burgos -> Hornillos

18/08 Hornillos -> Castrojeriz ( Quat' Souris )

19/08 Catrojeriz -> Fromista

20/08 Fromista -> Carrion de los Condes

21/08 Carrion de los Condes -> Calzadilla de la Cueza

22/08 Calzadilla de la Cueza -> Sahagun Province de Léon

23/08 Sahagun -> El Burgo Ranero

24/08 El Burgo Ranero -> Mansillas de las Mulas

25/08 Mansillas de las Mulas -> León

26/08 León -> Villar de Mazarif

27/08 Villar de Mazarif -> Astorga

28/08 Astorga -> Rabanal del Camino

29/08 Rabanal del Camino -> Ponferrada quatre,six ou sept jours ?

30/08 Ponferrada -> à l'abri d'un rocher

31/08 Du rocher -> Villafranca del Berzio

01/09 Villafranca del Berzio -> O Cebreiro, Pedrafita

01/09 O Cebreiro -> Pedrafita do Cebreiro => Santiago ( en bus )

01/09 Santiago



Commentaires.


les 03 et 04 du 08 => supposition.


De Saint-Jean-Pied-de-Port à Valcarlos et de Valcarlos à Roncevalles

il y a 11 kilomètres jusqu'à Valcarlos et de Valcarlos à Roncevalles 17 kilomètres.

Il parle de cette dernière distance page 47. Les deux distances additionnées forment

la fameuse étape des Pyrénées qui ne passe pas par Valcarlos ( Valcarlos est sur un chemin alternatif ).

En effet par endroits on a le choix entre deux chemins, un difficile et un facile. Les cyclistes ont

de nombreux chemins alternatifs et les nationales sont souvent utilisées comme chemins alternatifs

par les pèlerins fatigués ou mal conseillés par leur guide de papier. Le chemin alternatif de Valcarlos est le chemin sans aventure, sans danger, un peu triste, mais sans surprise.

Au départ de Saint-Jean-Pied-de-Port, on peut partir par la D933, par la route Napoléon ( le GR 654 le chemin classique ) ou encore par le village Saint-Michel, le long de la Nive, alternative qui rejoint le chemin traditionnel à la vierge d'Orisson.

Normalement, il n'y a qu'une étape de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevalles.

Une étape de 27 ou 28 kilomètres. Rude étape pour commencer le chemin, écueil des impréparés, des matamores, des coupe-montagnes, des téméraires qui quelques fois y perdent la vie.


Dernier exercice de la semence et premier exercice de la vitesse.

Ils logent dans un hôtel.


Du 05/08 au 09/08 De Roncevalles à Amocain suivant le texte page 57


Habituellement, de Roncevalles, les pèlerins mettent deux jours au plus trois pour atteindre Pampelona ( juste après Amocain, si on passe par là). Paulo Coelho dit ( pg 57 ) qu'ils ne s'arrêtaient que pour manger et dormir ... Il met six jours pour rejoindre Pampelona! ( 42 km )

Aujourd'hui le chemin ne passe plus par Amocain, on va directement à Pampelona. Pas directement, étant donné qu'il faut contourner les quartiers musulmans. Les musulmans ne veulent pas que les pèlerins passent par leurs quartiers. C'est sans doute ce qu'ils appellent la tolérance et les autorités espagnoles : la liberté de circulation.



A Amocain l'amour a été assassiné dans le chapitre La Cruauté.



10/08 Amocain => Cizur-Menor => supposition

Chapitre La cruauté

Selon ses dire, Paulo Coelho ne fait que traverser Pampelona.

Si on ne s'arrête pas à Pampelona, il est courant de loger à Cizur-Menor à cinq km de Pampelona.

Logement ?


11/08 Cizur-Menor => Obanos ou Puente la Reina => suppositions

Chapitre la cruauté suite

Exercice de la lenteur, dernière.

Vision d'un ange sur un clocher,

La fibule, le clou, le pointeau.

Paulo Coelho prétend loger à Obanos, le lendemain, il loge à Puente la Reina.

Que nous cache-t-il ? Un jour de repos ? Un remaniement du texte ?

Il termine le chapitre “La Cruauté” en disant qu'ils dorment chez l'habitant (VE) ou dans un hôtel ( VF )et au début du chapitre suivant, il dit qu'ils ont logé dans un couvent. Le tout entre Obanos et Puente la Reina. Sans crédential comment fait-il pour être reçu dans un monastère ?

Plusieurs passages sont bizarres et incohérents.

Si vous relisez attentivement cette partie du livre, vous verrez qu'ils descendent sur la berge d'une rivière à Puente la Reina à une heure à laquelle les enfants jouent et quand ils remontent ils sont à Cirauqui et il doit être cinq heures du matin voir plutôt.

En effet, dans les ordres monastiques, l'hospitalité s'achève avec les matines. Ce qui semble assez normal. Plus loin, il dit que les travailleurs arrivent aux champs.

Toutes ces incohérences, probablement pour masquer l'emplacement du monastère.


Il y a un couvent à la sortie de Puente la Reina : el convento de las comendadoras de Sancti Spiritus.

Des femmes en effet et non des hommes comme dans le livre.

Hypothèse : Dans une première édition, il a pu les mentionner sans mauvaises intentions.

Vu le succès du livre, elles ont dû être importunées... Si j'ai trouvé la réponse, elle sera à la fin du livre.

De même pour l'ange d'Obanos, de mauvaises langues disent qu'il aurait d'abord parlé d'un démon.

Pour Paulo Coelho, ange et démon sont tous deux des anges : “ “ (pg )

Pour un catholique et un judaïque : un démon est un auxiliaire du diable.

Pour Socrates un démon est une preuve de bonne foi, de religiosité.


Pour le calendrier, le problème reste le même : un jour ou deux jours à Puente la Reina ?

Pour l'instant, je compte un seul jour.


? Obanos => Puente la Reina/Gare

Gare est le nom basque de la ville. Les francophones sont un peu décontenancés par ce nom. C'est la seule raison de le mentionner. On est en Navarre.



12/08 Puente la Reina -> Estella Lizarra

Le nom de la ville fait allusion au Camino de Santiago, l'étoile du Lézard fait partie de la voie lactée comme le soleil sauf qu'on ne le voit pas dans la voie lactée ( en tout cas pas la nuit ).

Chapitre Le messager

Incident avec le serveur

Pour la première fois, Paulo Coelho exécute le rituel du messager.

Ils logent dans un hôtel.



13/08 Estella Lizarra -> Los Arcos

 

Chapitre El Amor

L'exorcisme, le gitan brûlé, apparition du chien.

L'exercice de l'eau. Première fois.

Ils logent dans un hôtel.


Apparemment, la fontaine du vin à la sortie de Estella, n'existe pas encore ( caméra internet : http://www.irache.es).

Ils logent probablement au Parador de l'endroit près de Los Arcos.

 

14/08 Los Arcos -> Logroño

Chapitre le mariage

Au début du chapitre ( page 103 ), il dit que cinq jours se sont écoulés depuis l'incident du chien. De Los Arcos à Logroño, il y a vingt-huit kilomètres ! Au plus deux étapes. Cinq est le nombre d'étapes entre Logroño et Burgos. On serait en fait à Burgos le 19/8.

Ce qui est sans conséquence sur le déroulement des opérations. Il veut peut-être seulement dire qu'il a fait cinq fois l'exercice de l'eau et bien développé son intuition.


Utilisation de l'intuition pendant le mariage.

 

Ils logent chez des particuliers ( albergue ?).

Dans le chapitre La Conquista Paulo Coelho par l'intermédiaire de Petrus, dit qu'il sont

Le 14, le 15 ou le 16 : à la fête de la Virgen del camino dans le village du même nom.

À moins qu'il ne soit en voiture et aille d'un point à l'autre du Camino, c'est impossible.

C'est impossible dans la fiction, mais dans la réalité ...


15/08 Logroño -> Najera

Chapitre l'enthousiasme.

sujet, Alfonso.

Le rituel du globe bleu.

Ils logent chez Alfonso.


16/08 Najera -> Santo Domingo de la Calzada

Chapitre la mort

Azofra ( petit déjeuner ).

Le chien ( fiction ).

L'exercice de l'enterré vivant ( fiction ).

Petrus loge au Parador ( réalité ), Paulo loge à la belle étoile ( fiction ).


17/08 Santo Domingo de la Calzada => ??


Après Santo Domingo de la Calzada, Paulo Coelho voit des champs de blé.

À cette date, il devrait voir des bottes de paille.


Après Santo Domingo de la Calzada, les étapes ne sont plus indiquées clairement.

Il y a le chapitre Les Vices Personnels. Ils prient près d'une colonne médiévale surmontée d'une croix. Quelque part entre Santo Domingo de la Calzada et la ville de León.

Peut-être juste après Santo Domingo de la Calzada : cruz de los valiente.

Ou juste avant Hornillos del Camino : un Humilladero.

Ou juste avant Arroyo San Bol : Humilladero con cruz. Près de la fameuse piscine de cette albergue très bizarre et de la fontaine de la Cruz. Cette albergue avec piscine pour poissons rouges, n'existait peut-être pas en 1986.

Ou sur l'Alto de Mostelares : Humilladero.



On peut penser qu'il prend l'autobus jusque Burgos comme tant d'autres.

?????? Belorado ? San Juan de Ortega ? ???? Burgos ????


Paulo Coelho ne parle pas de l'extraordinaire vue que l'on a depuis Atapuerca sur Burgos.

On peu penser qu'il n'a pas fait cette partie du chemin qui n'est accessible qu'à pied ou en tout terrain.


Je fais ici un choix arbitraire et discutable dans les Montes de Oca il y a une forte pente comme décrit avant d'arriver chez Alfonso.

En fait, on peut ( on doit ) supprimer n'importe quel groupe de trois étapes ou trois étapes non consécutives entre Santo Domingo de la Calzada et Carrion de los Condes.

Il faut supprimer deux, trois étapes pour faire coïncider le calendrier avec le fait

que Paulo Coelho se trouve en province de León avant son anniversaire.


17/08 Burgos -> Hornillos Supposition !

rien


18/08 Hornillos -> Castrojeriz Supposition !

Château des templiers à Catrojeriz où il voit un berger et son troupeau de moutons dans les rayons du soleil couchant?

Ce n'est pas un château des templiers, mais le site conviendrait parfaitement.

sinon rien


19/08 Castrojeriz -> Fromista supposition!

rien

Normalement, dernier exercice de l'eau.



20/08 Fromista -> Carrion de los Condes supposition!

rien

Un journal ?


21/08 Carrion de los Condes -> Calzadilla de la Cueza

Le chemin passe par Calzadilla de la Cueza mais dans le crédential de l'association

des Amis de Saint-Jacques, c'est Cervatos de la Cueza qui est renseigné. Sur la même rivière ( Cueza ) mais sur la nationale. Cervatos de la Cueza est juste à mis-parcours mais pas dans la province de León.

Le chemin passant par Calzadilla de la Cueza a très mauvaise réputation. L'étape ne fait que 17 kilomètres, mais 12 de ceux-ci sont sur une ligne droite monotone, sans ombre bien que bordée d'arbres et le sol de la route est des plus dur et parsemé de galets bien rond qui se détachent du sol et rendent le cheminement pénible. Pour vous donner une idée, vous pouvez lire les aventures de Martine la pèlerine sur http://www.campostellae.com .

Un cadeau de l'UNESCO qui a financé des travaux sur le chemin de Saint-Jacques devenu patrimoine culturel de l'humanité. Le principal résultat est qu'une partie des chemins a été transformée en autoroute pour tracteur. Mais on doit sans doute remercier l'UNESCO pour les toboggans.


Le long du calvaire de Calzadilla de la Cueza, il y a des sites de repos avec une pompe à eau qui puise l'eau dans des puits artésiens de trois ou quatre mètres de profondeur. Vu leur faible profondeur, ces puits sont contaminés et l'âme des pompes a été retirée. Ces sites ne sont pas entretenus et les poubelles débordent.

Ce passage est évité par nombre de pèlerins qui préfèrent la nationale et rejoignent le chemin un peu plus loin avec un petit supplément en kilomètres.



22/08 Calzadilla de la Cueza -> Sahagun supposition

rien

Entrée dans la province de León.


23/08 Sahagun -> El Burgo Ranero supposition

rien

Entre les deux sans doute l'endroit, le café mentionné dans la préface.

 

24/08 El Burgo Ranero -> Mansillas de las Mulas supposition

les ruines du château des templiers à la sortie du village ?

Anniversaire de Paulo Coelho.

Le troupeau de moutons et la poussière qu'il soulève dans la lumière du soleil couchant qui semble un cadeau d'anniversaire, un présage.

Deux jours plus tard, ils sont à Virgen del Camino.



25/08 Mansillas de las Mulas -> León supposition

rien


26/08 León -> Villar de Mazarif ? (22 km) | Orbigo ? ( 40 km)

Chapitre La Conquête

Virgen del Camino. Dans le chapitre la Conquête, Petrus dit que dans un village proche on fête l'apparition de la Vierge à un berger. Cette fête se passe du 14 au 16 /08.

On n'est certainement pas dans ces jours là. C'est probablement simplement le style de Paulo Coelho. À moins que ...

Paramo : la chute est-elle dans le Paramo, une sorte de désert ?


27/08 Villar de Mazarif | Orbigo -> Astorga

Chapitre la folie

Orbigo ( un dimanche matin tôt )

Don Quiñone et son pont. Si on suit le chemin, le pont est avant Orbigo, à l'entrée d'Orbigo, pas à la sortie.



28/08 Astorga -> Rabanal del Camino supposition!

rien

Sauf des mantecadas, des holjadres ( holgadres ) et du chocolat.

Le novice achète des pâtisseries : Mantecadas ou Holjadres qu'il mange le 26/08 et avant cette date...

Dans son sac, il y a un tee-shirt, une canne à pêche, des Mantecadas...

En effet, il est fait allusion à la ville d'Astorga à la fin du chapitre sur la conquête.

Allusion dont le seul but est d'égarer ceux qui cherchent la chute d'eau, la mystérieuse chute. Allusion qui complète le début du chapitre.

Sur le chemin après Astorga il y a une flèche signée Jorge. Également pour égarer le pèlerin commun un peu trop curieux. Pour éteindre sa curiosité.


29/08 Rabanal del Camino -> Ponferrada

suite de la folie

Foncebadón en fin d'après-midi.

Les jours de maladie font partie de la fiction. Petrus doit prendre un train puis un avion.

La fin du mois semble une date plausible. Ajouter les jours de maladie ne change rien de fondamental, mais ajoute de quatre à sept jours au pèlerinage

Départ de Petrus en Petrusa. Sans son sac à dos, sans ses valises, ni même sa canne à pêche ?



30/08 Ponferrada -> Paulo Coelho dort à l'abri d'un rocher.

À l'abri d'un rocher, mais à l'abri de quoi ? Les loups n'étaient pas encore de retour à l'époque et ne le sont toujours pas dans cette région et il ne pleut pas.

 

31/08 Du rocher -> Villafranca del Berzio

En fait, il dort sans doute dans un village qu'il ne nomme pas, un peu plus loin que Villafranca del Berzio ou au Parador de Villafranca del Berzio.

Un village sans hôtel...

Page 129 Paulo Coelho consulte le guide Picaud de Petrus et il sait calculer temps et distances. Page 228 ( ici ) Paul se plaint du fait que les cartes de son guide “Le Guide du

Pèlerin” ne sont pas à échelle et qu'en conséquence il doit dormir à la belle étoile.

Dans son sac, il y a une vierge, une bouteille de vin, un guide...Deux guides...


Dans la réalité, il a probablement un crédential et loge à l'occasion dans des albergues, il n'y a pas d'hôtel dans tous les villages. Dans la fiction, il n'a pas de crédential, il ne loge pas dans les albergues. On peut penser à Roncevalles, Obanos, Puente la Reina, Logroño, Orbigo et ces deux derniers jours.


01/09 Villafranca del Berzio -> O Cebreiro


02/09 O Cebreiro -> (5 km) Pedrafita => Santiago ( en bus )

En fait le nouveau Maître, Chevalier, Mage a pris le bus le soir même.



03/09 Santiago => fin de l'aventure


La reconstitution vaut ce qu'elle vaut. Il y a beaucoup de vide dans le journal du mage.

Cependant, ce squelette facilite les recherches ultérieures.

Après Santo Domingo de la Calzada, il n'y a plus beaucoup d'information sur les étapes.

Le journal reprend à Oncina de la Valdoncina, juste après León, et se termine à O Cebreiro puis le héros fait un bond jusqu'à Santiago.

Pour boucher les trous, j'ai pris les étapes habituelles, celles qu'on trouve dans les guides.

On peut remarquer que Paulo voit beaucoup de champs de blé après Santo Domingo de la Calzada.

Il devrait plutôt voir des bottes de paille à cette époque de l'année.

On peut également remarquer qu'il est à Orbigo le dimanche 27, 27 qui n'était pas un dimanche en août 1986.

Soit ma reconstitution est erronée soit on est en juillet, le 27 était un dimanche cette année-là. Je préfère cette dernière solution.

On peut également noter que l'incident de l'épée a lieu le deux janvier selon le prologue et que dans le chapitre L'Arrivée il dit avoir mis près de sept mois à se décider. Là on est en août.



Coelho aurait fait son pèlerinage en juillet et aurait mis sa fiction en août.

Je ne vois qu'une seule raison : masquer sa participation aux San Fermines à Pampelona début juillet.



Ce qui expliquerait le temps pris pour aller de Roncevalles à Amocain, puis Estella Lizarra.


Nous savons déjà une chose : Paulo Coelho n'a pas passé sept jours dans les Pyrénées.

Ces journées et ces nuits à la belle étoile font partie de la fiction et sont liées aux pratiques de RAM.


RAM est-il une fiction ? Le nom est peut-être une fiction pour masquer le vrai, mais dans les Pyrénées on rencontre des jeunes qui font “l'autre Camino”. Ce sont ces jeunes qui crapahutent dans les montagnes. Ils ne logent pas nécessairement à la belle étoile. Il fait très humide dans ces montagnes, côté français, et dormir dans un sac de couchage à la belle étoile n'est pas une bonne idée. Il faut des heures pour sécher un sac de couchage.

Ils font comme le héros, ils vont à l'hôtel, certains logent sous tente au moins une nuit pour faire vrai.

Le reste du voyage, ils vont à l'hôtel. L'aventure minimaliste.


Suivant le récit, le héros aurait mis quelque quarante-trois jours pour faire le pèlerinage dont une ou l'autre partie en autobus.










Par Odaert - Publié dans : Le Pèlerin de Brigantium
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